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Wakeupterre

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Écologie, environnement, politique, psychologie, croyances, relations humaines, spiritualité... Un changement de société commence par se changer soi-même !


Les Native american : l'hymne à la nature

Publié par Aurélie Loultcheva sur 8 Novembre 2016, 21:02pm

Catégories : #Spiritualité, #Ecologie, #Découverte de cultures

A une période où le monde entier est tourné vers l'Amérique et que l'heure est aux élections, je vous propose de vous tourner vers une autre facette de l'Amérique, ou plutôt, vers l'Autre Amérique : celle qui existait avant la longue colonisation européenne qui débuta en 1492 par le célèbre Christophe Colomb.

 

Depuis, et après un lent et long génocide, ils sont presque tombés dans l'oubli. Aujourd'hui lorsque l'on pense à l'Amérique, on pense aux blancs, aux burgers king, à Las Vegas ou encore à Hollywood. Plus personne ne pense encore à l'Amérique d'avant Colomb, celle qui était peuplée par un peuple doté d'une grande sagesse et qui vivait en harmonie avec la nature. Alors qui sont-ils ? Le chef lakota raconte :

 

"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

 

Selon l'Histoire

 

L'Histoire s'accorde à dire que les premiers hommes venus sur le continent américain date de 50 000 ans grâce à une longue glaciation qui aurait permis à ces hommes de passer par le détroit de Béring. Ces arrivants se sont laissés guider par les animaux, développant ainsi une dépendance et un profond respect envers la nature. Ils étaient chasseurs, ceuilleurs et nomades. De ce fait ces peuplades ont, peu à peu, conquis tout le continent.

 

L'arrivée des blancs a perturbé leur façon de vivre qui était très différente de la nôtre. Ils pensaient trouver le "nouveau monde" alors qu'en réalité, celui-ci était très vieux et habité depuis bien longtemps déjà.

Les Native american : l'hymne à la nature

Deux mondes différents

 

"Alors, qui sont ces visages pâles qui marchent sur la terre de nos ancêtres ? Pourquoi venir piller l'or qui se trouve dans nos roches ? Pourquoi vouloir construire des camps, et pourquoi tant de violences envers nos frères ?" devaient se dire les autochtones.

 

En effet, leur façon de vivre était différente. L'homme blanc détruisait la  nature à son profit, parlait d'or et de propriété privée, d'enrichissement, de colonisation. L'homme rouge lui parlait de la nature, des esprits et du soleil, du vent et de la mer, ne connaissait pas l'idée même d'appropriation des biens, ne connaissait pas la jalousie, la rancoeur et la haine.

 

Quand l'homme blanc tente de s'approprier la nature, quand l'homme blanc pollue, pille et souille la planète au nom de l'argent,  eux vivaient en parfaite harmonie avec la nature, la respectaient et la vénéraient du levé au coucher du soleil.

 

Pourtant, leur destin annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui, à l'heure actuelle, assistent impuissants à la destruction de l'environnement après la confiscation de l'espace et des ressources par ceux qui nous dirigent.

 

Nous le savons : la Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre. Nous le savons : toutes les choses sont liées. Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.

Seattle, chef indien Suquamish

"Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature. Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature." disait un Amérindien. Et quelle parole !

 

Il met en garde l'humanité sur ce qu'elle est et ce qui l'attend à l'avenir si elle ne se réconcilie pas avec tout ce qui l'entoure, la faune, la flore et tous les êtres qui peuplent cette planète. Vouloir posséder la nature, ce n'est pas la respecter et à plus grande échelle, ça nous pousse à vouloir posséder les hommes.

 

Une vieille sage poursuit :

Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort. L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ? Partout où il la touche, il y laisse une plaie.

Les Native american : l'hymne à la nature

Un message plein de sagesse

 

La sagesse des amérindiens perdure bien après leur disparition et leur message nous touche encore aujourd'hui. De la prétention ou une mise en garde, à vous de choisir. Mais lisez bien ceci :

Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie. En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit. Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?

Nous pensons toujours, dans notre prétention la plus extrême, que nous avons apporté l'éducation et la civilisation. Nous pensons à tord que tous les peuples qui ne marchent pas à l'heure occidentale ne sont pas des peuples civilisés. A cause de cette façon de penser, nous avons trop souvent envahis des pays par le passé au nom de la civilisation.

 

Aujourd'hui encore, nous envahissons d'autres pays à coup de chars, d'avions et de fusils pour apporter la "démocratie". Nous n'avons pas appris de notre passé et nous sommes condamnés à revivre à jamais notre histoire, tant que nous ne faisons pas tourner les aiguilles dans l'autre sens.

 

Nous avons un modèle. Faisons en sorte qu'ils ne soient pas morts pour rien, rendons leur hommage en rendant hommage à la nature, à l'homme, et à tout ce qui vit et vibre sur cette Terre.

 

N'oublions jamais, ceux qu'on appelait les sauvages...

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